USA : Numéro 1 en matière de GPA, dernier en matière d’études statistiques.

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Il est curieux de voir que les USA, pays pionnier en la matière demeure aussi laxiste sur la GPA. Pour Roger Henrion, «le manque de données sur l’aspect psychologique, les risques médicaux pour les mères porteuses…est déplorable et inquiétant; déplorable de la part d’une nation leader dans ce domaine et inquiétant car le tintamarre médiatique laisse penser que ces techniques sont largement maîtrisées.» Aujourd’hui, il est surprenant de constater qu’on ne sait pas combien d’enfants sont issus de la GPA aux USA. Le «baby business» a totalement échappé au corps médical au profit des agences privées. La commercialisation de la gestation pour autrui est apparue à la fin des années 70. Depuis cette date, l'activité d'intermédiaire entre les couples désirant un enfant et les futures mères porteuses s'est beaucoup développée dans les États qui reconnaissent le contrat de gestation pour autrui, d'autant qu'elle n'est pas réglementée et semble très lucrative. Ces agences et cabinets juridiques spécialisés utilisent notamment Internet pour attirer des clients à travers l'ensemble du territoire américain et au-delà. Ils jouent sur les disparités juridiques existant entre les États et font en sorte que le contrat de gestation  pour autrui conclu à titre onéreux soit placé sous la loi d'un État qui y est favorable. Actuellement, on estime à environ 1000 pour l'ensemble des États-Unis le nombre annuel de naissances résultant d'une gestation pour autrui. Dans la plupart des cas, les parents commanditaires sont les parents génétiques du nouveau-né.  Le prix d'une gestation pour autrui s'élève en moyenne à 60000$ (un peu moins de 41000ˆ), mais peut dépasser 100000$ (un peu moins de 68000ˆ). La disparité des règles applicables, notamment en matière de filiation, préoccupe certains juristes. Ainsi, la Conférence nationale des délégués pour l'harmonisation des lois des États (organisme non officiel composé de délégués de tous les États) a actualisé en 2002 son projet de loi relatif à la filiation, qu'elle propose aux États d'adopter. Ce document contient notamment des dispositions portant sur l'établissement la filiation des enfants nés à la suite d'un contrat de gestation pour autrui.